Ma révolution? Jérémie 29:7.

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Quelqu’un avait dit : « l’Afrique  est mal partie ». Quelqu’un d’autre a répondu : « partie ? Elle n’a même pas encore bougé ». Personne ne peut le nier. Ça ne va pas au Cameroun. Ça ne va pas au Gabon. Ça ne va pas en Afrique.

Je pleure pour mon pays le Cameroun. J’ai mal pour mon pays le Gabon. Je pleure pour l’Afrique. Nous valons mieux que ça. Pourquoi notre continent doit-il toujours faire la Une avec des histoires qui vous font baisser la face ? Je voudrais que toutes ces rivalités, tribalismes, coup-bas et meurtres de vies innocentes s’arrêtent. Je suis fatiguée de tout ça.

Mon ras-le-bol de la vie difficile en Afrique est un sentiment commun a tous les africains. Nous voulons que nos enfants reçoivent une bonne éducation. Nous voulons que nos parents soient bien reçus et bien soignés dans nos hôpitaux. Nous voulons avoir de l’eau courante pure et saine dans nos maisons. Nous voulons aussi avoir de l’électricité 24/24 comme « chez les blancs ». Nous sommes frustrés.

Comment devons-nous réagir ? Comment devons nous faire face ? D’où viendra le changement ? D’où viendra la solution ?

J’ai lu la presse. J’ai écouté la radio. J’ai regardé le journal télévisé. J’ai pris du temps pour lire et écouter les longues discussions et commentaires entre diverses parties sur les réseaux sociaux. J’en suis ressortie vide et fatiguée. Chaque discussion se terminait sur des tons houleux. Parfois les personnes sur le panel finissaient par s’en prendre aux mains. Et moi je ne savais toujours pas quel parti prendre : le gouvernement ? Les séparatistes ?

J’ai pris du temps pour discuter avec des personnes en privé, rien de solide ne m’était proposé. Chacun des protagonistes avaient des positions tellement radicales que je me suis dit, si on devait appliquer ce qu’ils proposaient même leurs propres familles seraient décimées.

Pendant plusieurs jours j’ai prié et demandé à Dieu de me montrer quel parti prendre. Et un matin pendant ma prière, un verset de la Bible est revenu à ma mémoire : Jérémie 29 :7.

Les israélites, le peuple béni de Dieu était en captivité à Babylone. Ils subissaient afflictions, maltraitance et dictature de la part du gouvernement de Babylone. Ils ont fait appel au prophète Jérémie pour qu’il leur parle de la part de l’Eternel et leur donne la conduite à suivre. Vu leurs précédentes tentatives de rébellion contre le roi de Babylone, je parie qu’ils espéraient un message prônant leur libération de l’oppresseur et un retour imminent dans leur pays, la terre promise. Mais curieusement, la réponse du prophète Jérémie était bien loin de là. Jérémie leur a dit : recherchez le bien de la ville dans laquelle je vous ai menés en captivité. Et priez l’Eternel en sa faveur parce que votre bonheur dépend du sien ». Jer 29 :7. En d’autres termes, oubliez votre désir de vengeance. Construisez des maisons. Cultivez les terres. Faites de cet endroit un paradis pour vous et pour vos enfants.

En relisant cette histoire de la Bible, je suis tombée des nues. Rechercher le bien de quelqu’un signifie traiter cette personne comme soi-même. Ça veut dire aimer même si on n’est pas aimé en retour. Ça veut dire œuvrer pour la paix de la famille, de la ville dans laquelle on vit. Comment Dieu peut-il demander de rechercher le bien d’une ville qui m’oppresse ?!

Ma tendance serait de prendre un stylo et de rayer cette ville de la carte et de ma mémoire. Certains poussent cela à l’extrême : une ville pareille, faut prendre l’épée ou le fusil et la raser. On aura œuvré pour le bien, on aura éradiqué le mal et on vivra dans un monde meilleur.

Mais hey n’oublions pas, les voies de Dieu ne sont pas nos voies. Ses pensées ne sont pas nos pensées, Esaie 55 :8. Ce qui semble logique pour nous pourrait être pure folie pour Lui. Bien sur, je ne suis pas entrain de dire que nous devons être passifs. Je ne dis pas que Dieu nous demande d’accepter la misère et de ne pas chercher à avoir une vie meilleure. Je ne dis pas que Dieu nous interdit de voter selon nos convictions. Je ne dis pas que Dieu nous demande d’applaudir quand des énormités et des injustices nous accablent quotidiennement. Pas du tout. Ce n’est pas ce que je suis entrain de dire.

Notez bien ceci : le but de mon post n’est pas de dire qui a tort ou qui a raison dans la crise au Cameroun ou dans la situation politique au Gabon. Mon but n’est pas de montrer combien tel groupe est satanique et tel autre est la solution. Non. Je préfère laisser ce travail à  Facebook et réseaux sociaux.

Le but de ce post est de rappeler aux enfants de Dieu que nous avons une identité différente. Nous ne sommes pas anglophones. Nous ne sommes pas francophones. Nous ne sommes pas pro-Ali Bongo. Nous ne sommes pas pro-Jean Ping. Nous sommes le sel de la terre. Nous sommes la lumière du monde.

Lorsque les leaders de l’église se retrouvent dans les divisions et les luttes intestines, quel message donnons-nous au monde qui nous regarde ? J’ai vu des non-chrétiens sidérés par nos églises et leur engagement dans les conflits qu’ils n’ont pu se retenir de déposer ces laconiques commentaires : « hey ? Je croyais que toi tu étais un prêcheur !  Donc tu es aussi comme nous ? »

Et moi je dis, si le sel perd sa saveur avec quoi la lui rendra t-on ?

Dieu veut notre bien. Dieu veut notre prospérité. Dieu veut que nous vivions au milieu d’hommes intègres. Dieu veut une révolution et il nous a donné l’arme ultime pour cette révolution : la prière. Prier selon Sa volonté. Prier pour notre patrie. Prier pour qu’Il bénisse. Prier pour qu’IL intervienne. Pas forcément prendre le fusil ou l’épée ou alors poster des flèches incendiaires sur les réseaux sociaux. C’est dans la calme et la tranquillité que sera notre force. Dans le calme de nos chambres hautes. Dans le calme de nos nuits de prière. Dans le calme de nos études bibliques. Dans le calme et la tranquillité sera notre force. Prions pour le Cameroun. Prions pour la paix au Cameroun. Prions pour la prospérité au Cameroun. Prions pour le Gabon. Prions pour une paix solide au Gabon. Prions pour la prospérité au Gabon. Prions pour la prospérité en Afrique. Prions.

Ma révolution ? Jérémie 29 :7.

Que Dieu vous bénisse.

Photo ville Africaine par la collaboration gracieuse de Ariel Ada .

Photo femme Africaine par nappy, pexel.com 

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